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morpion mycose gale, qui sont-ils ?

Morpions

FAIS-TOI DÉPISTER !

Également appelé « pou du pubis », le morpion est un insecte parasite qui cible spécifiquement les poils du pubis. Sa présence et les gênes occasionnées par ses morsures sont appelées phtiriase.

À cause des lésions qu’ils occasionnent à la peau, les morpions favorisent les infections à d’autres IST !

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Modes de transmission

Les morpions sont très contagieux. La transmission se fait principalement par contact sexuel, mais peut aussi avoir lieu par l’intermédiaire d’échanges/essayages de vêtements, par les linges de lit, etc.


Symptômes

Pour se nourrir, les morpions piquent et sucent le sang. Leur piqûre provoque de petits boutons légèrement en relief. Le fait de les gratter entraîne des lésions et des surinfections.


Conséquences si non dépistés et non traités

Si aucun traitement n’est appliqué pour éliminer les morpions, ceux-ci peuvent s’étendre vers les aisselles ou la barbe. Les plaies causées par le grattage peuvent aussi se surinfecter.


Dépistage

La présence de morpions se détecte par :

– examen médical

– auto-examen

Ton/ta/tes partenaire·s doit·vent également être dépisté·e·s et traité·e·s !


Traitement

Plusieurs moyens doivent être mis en œuvre pour se débarrasser efficacement des morpions :

– application d’un shampoing/lotion/spray insecticide adapté

– nettoyage de tous les vêtements susceptibles d’avoir été en contact avec les morpions à minimum 60°C pendant au moins 20 minutes

– enfermer les textiles non nettoyables dans un sac hermétique pendant 7 jours (pour tuer les morpions) et les passer à l’aspirateur


Protection

Pour se protéger des morpions, plusieurs attitudes peuvent être adoptées :

– éviter les contacts sexuels avec une personne atteinte

– éviter le partage de sous-vêtements, linges, maillots de bain, etc. avec une personne atteinte

– éviter de porter des sous-vêtements lors d’essayages de vêtements et sous-vêtements en magasin

Se raser les poils pubiens peut empêcher une éventuelle infestation (les morpions ne peuvent alors plus s’y accrocher ni y pondre leurs œufs).

Mycose vaginale / Balanite du gland

FAIS-TOI DÉPISTER !

Le vagin abrite naturellement des bactéries et des champignons, qui participent aux défenses de l’organisme. Il peut cependant arriver que l’équilibre du milieu vaginal soit perturbé par un changement trop important : hygiène intime trop agressive ou insuffisante, transpiration, sous-vêtements inadaptés, antibiotiques, changement de contraception, etc. Une mycose vaginale peut alors apparaître.

S’il est inoffensif en temps normal, le champignon responsable, le candida albicans, peut devenir invasif et provoquer des douleurs qui peuvent être importantes.

Chez l’homme, la mycose peut se transmettre et causer une inflammation du gland, appelée balanite.

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Modes de transmission

La mycose vaginale peut se transmettre par contacts sexuels (oral, vaginal, anal, caresses sexuelles).

Elle peut cependant survenir spontanément à cause d’un déséquilibre de la flore vaginale, d’une grossesse, d’une prise d’antibiotiques, de certains contraceptifs, etc. Elle n’est donc pas considérée comme une IST mais est tout de même sexuellement transmissible.


Symptômes

Dans le cas d’une contamination, les symptômes d’une mycose apparaissent généralement après 2 à 20 jours :

– démangeaisons

– pertes vaginales blanches, grumeleuses, blanchâtres

– brûlures

– inflammation du gland

Une mycose peut cependant survenir spontanément, sans qu’il y ait eu de prise de risque sexuelle.


Conséquences si non dépistées et non traitées

En dehors des désagréments causés par leurs symptômes, les mycoses n’engendrent habituellement pas de complications. Des risques de récidives sont cependant possibles si la mycose n’est pas traitée.


Dépistage

Le dépistage d’une mycose se réalise :

– par examen clinique (du vagin chez la femme, du gland chez l’homme)

– par examen d’un prélèvement

Rends-toi chez un·e médecin généraliste, gynécologue ou urologue.

Ton/ta/tes partenaire·s doit·vent également être dépisté·e·s et traité·e·s !


Traitement

Une mycose peut se traiter par deux moyens :

– médicaments appropriés

– crème à appliquer localement sur les muqueuses ou ovules à introduire dans le vagin


Protection

Les bonnes habitudes pour se protéger d’une mycose :

– garder une bonne hygiène intime : ni excessive, ni insuffisante (éviter les douches vaginales, ne nettoyer la zone génitale qu’avec un savon adapté, etc.)

– éviter les sous-vêtements en matières synthétiques

– changer régulièrement de tampon

– éviter les zones chaudes et humides, propices aux agressions pour la flore vaginale (jacuzzis, piscines, bains publics, saunas)

– pour éviter une contamination, utiliser un préservatif interne ou externe

Gale

FAIS-TOI DÉPISTER !

La gale est une maladie de peau causée par un parasite invisible à l’œil nu : le sarcoptes scabel. Cet acarien creuse des cavités sous la surface de la peau, dont il se nourrit, et y pond ses œufs. Sans gravité, la gale est néanmoins très contagieuse.

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Modes de transmission

La gale humaine classique est faiblement contagieuse par contact court. Sa transmission nécessite en effet des contacts humains directs, intimes et prolongés, c’est pourquoi elle est aussi considérée comme une IST. Elle peut aussi passer par l’intermédiaire d’échanges/essayages de vêtements, par les linges de lit, mais aussi par le mobilier comprenant du tissu ou via les animaux de compagnie. Contrairement à certaines idées reçues, elle touche toutes les tranches d’âge, toutes les populations et ne fait pas de distinction quant à l’hygiène.


Symptômes

démangeaisons très intenses, surtout en soirée et pendant la nuit. Ces démangeaisons sont dues aux œufs que la femelle pond sous la peau

– lésions de quelques millimètres en forme de sillons avec de petites surélévations rouges

– petites vésicules translucides

– boutons rouges/bruns

Chez les patient·e·s atteint·e·s du VIH, la gale est très fréquente et les symptômes peuvent considérablement varier, ce qui rend le diagnostic difficile.


Conséquences si non dépistée et non traitée

Si elle n’a pas de conséquences directes graves, la gale non traitée peut avoir des conséquences parfois importantes :

– surinfections dues au grattage

– pour une personne atteinte du VIH, la gale peut prendre une forme plus grave, appelée « gale norvégienne »


Dépistage

La gale se dépiste par examen médical des lésions et par un prélèvement pour analyse.


Traitement

– Prise d’antibiotiques par voie orale ou locale (crème)

– Traiter tout l’entourage (famille, partenaires), même ceux en apparence sain

– Vaporiser avec une centrale vapeur ce qui ne peut pas être lavé en machine

– Nettoyer l’environnement domestique (linge, literie, canapé…) à haute température (60°C)

– Désinfecter les textiles non nettoyables en machine par poudre ou aérosol et les enfermer dans un sac hermétique pendant 24h à 72h (si pas d’aérosol)

La gale est fortement contagieuse dès qu’une proximité prolongée existe (famille, partenaires sexuel·le·s). Se traiter soi-même ne suffit donc pas !


Protection

– éviter les rapports sexuels pendant la durée du traitement.

– éviter de fréquenter des collectivités (crèches, écoles, établissements de soins, maisons de retraite…) pendant la durée du traitement