HPV

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Souvent sans symptômes,

FAIS-TOI DÉPISTER ! ET MIEUX, FAIS-TOI VACCINER !

 

Le Human Papillomavirus (HPV) est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues, chez les femmes mais aussi les hommes : environ 70 à 80% de la population sexuellement active sera en contact avec ce virus au cours de sa vie sexuelle.

Il existe différents types de virus HPV.

Certains types de virus sont à l’origine des condylomes (souches HPV-6 et 11), également appelés verrues génitales ou encore crêtes de coq. Ces verrues, uniques ou en groupe, se développent généralement dans la zone ano-génitale (anus, périnée, pénis, vulve) et sont extrêmement contagieuses. Elles n’évoluent pas en cancer mais peuvent être gênantes physiquement et psychologiquement.

D’autres types de HPV sont à l’origine de lésions précancéreuses (souches HPV-16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 68, 73 et 82) et peuvent engendrer des cancers du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, du pénis et de la gorge.

Toutefois, il existe des vaccins qui protègent contre certains types de HPV tant chez les femmes que chez les hommes. En Belgique, le vaccin est remboursé pour les jeunes filles âgées entre 12 et 19 ans maximum lors de sa première administration. Il devrait bientôt être remboursé également pour les garçons (septembre 2019).  

L’efficacité du vaccin est augmentée s’il est administré avant les premiers rapports sexuels.

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Modes de transmission

Le HPV se transmet par :

– contact sexuel (vaginal, anal et oral)

– par contact cutané (frottement, caresses sexuelles)

La transmission du HPV est possible même sans verrue apparente, ni aucun symptôme.

La seule façon de s’en protéger est le préservatif. Même s’il n’offre une protection que partielle, le préservatif peut réduire le risque de contracter un HPV. Le préservatif interne (anciennement appelé « féminin ») permet une plus grande protection puisqu’il recouvre la vulve ou la région anale. 

Le HPV est propagé lors d’un contact direct avec la zone infectée. 30 types de HPV peuvent être transmis lors d’une relation sexuelle (alors qu’il en existe 200). Ceux-ci peuvent s’attraper lors de n’importe quel contact intime avec une zone infectée.

Le HPV n’est pas héréditaire : le risque qu’une personne peut courir n’est pas influencé par ses gènes.


Symptômes

Pour les condylomes

– Une ou des verrues (condylomes) au niveau de l’anus, périnée, vulve, pénis.

– Irritation, démangeaisons.

Les condylomes ont une période d’incubation qui varie d’une personne à l’autre, Les symptômes apparaissent entre 3 semaines à plusieurs années après la contamination. Ces condylomes sont généralement visibles à l’œil nu.

Pour les cancers

Certains types de HPV peuvent engendrer des lésions précancéreuses, qui à leur tour pourront tourner en cancer du col de l’utérus, de l’anus, de la vulve, du pénis ou de la gorge. Le cancer du col de l’utérus étant le plus fréquent parmi ces cancers.

Ces lésions précancéreuses ne sont pas visibles à l’oeil nu, il faut donc réaliser un frottis.


Conséquences si non dépisté et non traité

– Prolifération des condylomes.

– Si les lésions précancéreuses se développent, elles peuvent engendrer un cancer du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, du pénis ou encore de la gorge. Il y a donc un risque de stérilité voire de mort.

Le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers le plus communs causé par le HPV et le cinquième cancer le plus commun chez les femmes en Europe. Détecter tôt le cancer et traiter des cellules précancéreuses aide à prévenir le cancer du col de l’utérus chez les femmes, mais plus de 28 000 femmes meurent toujours de cette maladie chaque année.

Beaucoup de maladies transmises sexuellement par le HPV peuvent également mener à un cancer de l’anus, de la vulve, du vagin, pénis, gorge ou à des verrues génitales.

D’autres HPV causent des verrues communes, par exemple aux mains et aux pieds.


Dépistage

Il est difficile de dépister le HPV. En effet, les filles peuvent détecter des lésions visibles en faisant un frottis. Pour ce qui est des garçons c’est plus compliqué.

Il est conseillé d’aller chez un urologue. Et de faire une péniscopie : le médecin examine le pénis à l’aide d’une loupe binoculaire avec application d’acide acétique diluée pour détecter certains types d’anomalies comme les condylomes. En cas de suspicion, un petit grattage du site est réalisé et le matériel est envoyé pour analyse en laboratoire.

Malheureusement tous les cancers liés à l’HPV ne sont pas détectables.

Pour les condylomes

Le dépistage des condylomes se réalise via un examen médical chez un·e médecin généraliste, gynécologue, dermatologue ou proctologue. Le·La médecin inspecte la zone ano-génitale du patient ou de la patiente et peut appliquer un liquide pour faire réagir la partie infectée.

Pour les cancers

Le dépistage des lésions précancéreuses est réalisé grâce à un frottis du col de l’utérus chez un·e gynécologue.

Les dépistages des lésions précancéreuses présentes dans d’autres zones que sur le col de l’utérus ne sont pas encore assez performants que pour être réalisés.


Traitement

Pour les condylomes

Les condylomes se traitent par des pommades à appliquer localement ou par ablation des verrues via des traitements à l’azote liquide, à l’acide, au laser ou avec un scalpel électrique.

Très souvent, les verrues réapparaissent même après avoir été traitées localement.

Pour le cancer du col de l’utérus

Un test positif au HPV après un frottis du col de l’utérus ne signifie pas que tu développeras nécessairement un cancer! Le virus disparaît dans la plupart des cas grâce à l’immunité naturelle c’est pourquoi le·la gynécologue ne procédera pas à un traitement directement.

Si le virus progresse au fil des mois et n’est pas éliminé naturellement, le·la gynécologue proposera un traitement local au laser sur les zones du col de l’utérus touchées par le virus.

Si le virus s’est largement développé, le·la gynécologue procédera alors à une chirurgie : la conisation. Il s’agit d’enlever une portion du col de l’utérus en forme de cône. Cette chirurgie peut entraîner des complications lors de la grossesse, des fausses couches, etc.

Il est important de détecter à temps ces lésions afin qu’elles ne se développent pas en cancer du col de l’utérus. Si il y a présence d’un cancer, le·la chirurgien·ne retire en partie ou entièrement l’utérus (appelé hystérectomie). Cette chirurgie engendre la stérilité de la patiente.


Protection

La seule façon sûre d’éviter le HPV serait de ne jamais avoir de relation sexuelle… Même si une personne a un seul partenaire, cette personne pourrait être infectée sans le savoir car il n’y a souvent pas de symptômes. Utiliser des préservatifs peut réduire les risques d’une transmission de l’HPV. Mais ces méthodes ne sont que partiellement effectives. La meilleure stratégie est la vaccination, si possible avant de devenir sexuellement actif, en combinaison avec des tests périodiques.

Pour se protéger des différents types de HPV, il faut utiliser un préservatif (externe ou interne) et une digue dentaire ou un gant en nitrile pour le sexe oral.

Pour rappel, le préservatif interne (anciennement appelé « féminin ») recouvre une plus grande surface de la vulve ou de la région anale, ce qui limite la transmission du HPV.

En 2018, il existe trois vaccins différents qui protègent contre certains types de HPV responsables des cancers et des condylomes tant chez les femmes que chez les hommes : certains protègent contre plus de types de HPV que d’autres.

Toutefois, ces vaccins ne protègent pas contre tous les types de HPV, c’est pourquoi il est important de s’examiner à l’œil nu et de se rendre chez un·e gynécologue ou un·e médecin pour effectuer un frottis du col de l’utérus.

Le mieux est de te faire vacciner avec le vaccin qui protège contre 9 souches du HPV, il sera beaucoup plus efficace.

Le vaccin contient des particules identiques à la plupart des types de virus. Mais ces particules ne sont pas actives et ne peuvent donc pas causer une infection. Une fois le vaccin injecté, le système immunitaire de la personne réagit en construisant des anticorps contre ces particules. Le corps construit alors un système de défense qui va combattre le vrai virus dans le cas d’une transmission.

Les vaccins :

Gardasil (2006)

Ø  Protège contre 4 types de HPV (6,11,16,18)

Ø  Protège contre les verrues génitales

Cervarix (2007)

Ø  Protège contre 2 types de HPV (16,18)

Gardasil 9 (2014)

Ø  Protège contre 9 types de HPV (6,11, 16, 18, 31, 33, 45, 52,58)

Ø  Protège contre les verrues génitales

  • Les types 16, 18 : 71% des cas de cancers
  • Les types 6, 11 : 90% des verrues génitales

 

Qui peut se faire vacciner ?

Les filles et les garçons de l’âge de 9 ans jusqu’à 14 ans. Le vaccin a également été homologué jusqu’à l’âge de 26 ans pour celles/ceux qui souhaitent faire un rattrapage.

préservatif externe
préservatif interne
gant
digue dentaire