#HPVCHECK

Ce 21 janvier marque le début de la Semaine Européenne de Prévention du Cancer du col de l’utérus. C’est l’occasion de rappeler que ce cancer est quasi exclusivement causé par le HPV, aussi appelé papillomavirus humain, qui est une IST (Infection Sexuellement Transmissible) très répandue au sein de la population sexuellement active. Focus sur ce virus, souvent méconnu, qui peut toucher les hommes comme les femmes et sur le combat que mène l’asbl SIDA’SOS pour rendre le vaccin contre le HPV accessible à tou·te·s.

Ce 21 janvier marque le début de la Semaine Européenne de Prévention du Cancer du col de l’utérus. C’est l’occasion de rappeler que ce cancer est quasi exclusivement causé par le HPV, aussi appelé papillomavirus humain, qui est une IST (Infection Sexuellement Transmissible) très répandue au sein de la population sexuellement active. Focus sur ce virus, souvent méconnu, qui peut toucher les hommes comme les femmes et sur le combat que mène l’asbl SIDA’SOS pour rendre le vaccin contre le HPV accessible à tou·te·s.

Une IST très répandue

Les experts estiment qu’environ 80% de la population sexuellement active seront en contact avec ce virus au cours de leur vie. La plupart de ces types d’IST seront éliminées naturellement par le corps, d’autres auront besoin d’une intervention chirurgicale.
Il existe environ 200 types de papillomavirus humain : certains types engendreront des verrues ano-génitales et/ou laryngées, d’autres des lésions précancéreuses voire des cancers du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, pénis et de la gorge. On dénombre actuellement 1.094 nouveaux cas de cancer par an liés au HPV en Belgique.

Il est donc primordial de “checker” les différentes étapes suivantes pour ne pas se laisser embêter par le HPV !


 

Prévention : check !

Pour se protéger des différents types de HPV, plusieurs solutions existent. Le préservatif (externe ou interne) et/ou une digue dentaire pour le sexe oral permettent de limiter le risque de contracter cette IST lors des rapports sexuels.

 


 

Dépistage : check !

Un examen médical permet de repérer les verrues (également appelées condylomes), un frottis du col de l’utérus, de l’anus et/ou de la gorge permettent quant à eux de diagnostiquer les éventuelles lésions précancéreuses.

 


 

Vaccination : check !

Des vaccins très efficaces protègent contre certains types de HPV responsables des cancers et des condylomes tant chez les femmes que chez les hommes. En Belgique, trois vaccins sont disponibles et remboursés pour les jeunes femmes âgées entre 12 et 18 ans : le Cervarix, le Gardasil et le Gardasil 9. Ces vaccins diffèrent par le nombre de types contre lesquels ils protègent.

Actuellement, la Belgique continue d’utiliser l’ancien vaccin qui ne protège que contre 2 souches de HPV donnant le cancer. De plus, le taux de couverture vaccinale est encore trop faible dans certaines parties du pays : en Fédération Wallonie-Bruxelles, il avoisine à peine les 30%, alors que plus de 80% des jeunes filles sont vaccinées en Flandre. Or, il faudrait qu’environ 75% de filles soient vaccinées pour limiter la propagation du HPV.

 


 

Traitement et suivi régulier : check !

Pour les condylomes

Les condylomes se traitent par des pommades à appliquer localement ou par ablation des verrues via des traitements à l’azote liquide, à l’acide, au laser ou avec un scalpel électrique.

Très souvent, les verrues réapparaissent même après avoir été traitées localement.

Pour le cancer du col de l’utérus

Un test positif au HPV après un frottis du col de l’utérus ne signifie pas systématiquement l’apparition d’un cancer. Le virus disparaît dans la plupart des cas grâce à l’immunité naturelle c’est pourquoi le·la gynécologue ne procédera pas à un traitement directement.

Si le virus progresse au fil des mois et n’est pas éliminé naturellement, le·la gynécologue proposera un traitement local au laser sur les zones du col de l’utérus touchées par le virus.

Si le virus s’est largement développé, le·la gynécologue procédera alors à une chirurgie : la conisation. Il s’agit d’enlever une portion du col de l’utérus en forme de cône. Cette chirurgie peut entraîner des complications lors de la grossesse.

Il est important de détecter à temps ces lésions afin qu’elles ne se développent pas en cancer du col de l’utérus. Si il y a présence d’un cancer, le·la chirurgien·ne retire en partie ou entièrement l’utérus (appelé hystérectomie).

 

 Mobilisation : check !

Actif dans le domaine de la promotion à la santé sexuelle auprès des jeunes, l’asbl SIDA’SOS a réuni il y a quelques mois un groupe d’experts constitués de médecins et de partenaires associatifs. Cette concertation avait pour but d’échanger au sujet des politiques de vaccination contre le HPV mais aussi d’émettre des recommandations à l’attention des représentants politiques. Grâce à cette mobilisation, les politiques ont enfin décidé de proposer une vaccination également pour les garçons qui sont tout autant concernés. La vaccination des hommes devrait ainsi réduire la transmission des HPV au sein de la population. 

SIDA’SOS rassemble aujourd’hui les associations et experts afin de prévoir les futurs campagnes à destination de différents publics cibles (jeunes, parents et professionnels du secteur) afin de les informer au mieux sur le HPV qui est une des IST les plus complexes en termes de prévention, dépistage et traitement.

Quant à vous, si vous souhaitez montrer votre soutien pour cette semaine de mobilisation sur les réseaux sociaux, utilisez le hashtag #HPVcheck et le filtre Facebook ci-dessous dans toutes vos publications !